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La maison du Docteur Blanche

La maison du Docteur Blanche
EAN : 
9782709620888
Parution : 
14/03/2001
448 pages
23.90 €

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En 1821, le docteur Esprit Blanche fonde une maison de santé, un asile d'un genre tout à fait nouveau, établi sur le modèle d'une pension de famille. A Montmartre puis à Passy, les patients vont partager la vie quotidienne du médecin, de sa femme et de ses enfants, dîner à leur table, se promener dans leur parc de cinq hectares.
De cette initiative va naître l'une des institutions les plus célèbres d'Europe, refuge de la génération romantique et de Gérard de Nerval en particulier. Elle abritera les vertiges de Charles Gounod, la mélancolie de la famille Halévy, les crises d'hystérie de Marie d'Agoult. Théo Van Gogh, le frère de Vincent, en sera l'un des derniers patients avec Guy de Maupassant qui, atteint de syphilis, y finira ses jours après un an et demi de délires.
Par l'hydrothérapie mais aussi par un « traitement moral », qui a peut-être ouvert la voie à la psychanalyse, Esprit Blanche puis son fils Emile ont tenté de répondre au désarroi d'une époque hantée par le spleen et la fatalité des tares héréditaires.
Grâce à la découverte d'archives inédites, détaillant des milliers de diagnostics que l'on croyait perdus, Laure Murat nous révèle pour la première fois l'aventure d'un lieu sans équivalent dans l'histoire de la psychiatrie, maillon essentiel dans l'étude des rapports entre la folie et la création.

Née en 1967, Laure Murat, journaliste et écrivain, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'art et la littérature au XIX e siècle. Elle a notamment publié Palais de la nation (Flammarion, 1993) et Paris des écrivains (Le Chêne, 1996).

Doctor Esprit Blanche was twenty-five in 1821, the year he founded his innovative asylum using the family pension as a model. First in Montmartre, then in Passy, Doctor Blanches patients lived with his family and shared their meals as well as the occasional promenade in their immense park.

From this remarkable initiative arose one of the most famous of European institutions, a refuge for the romantic generation, particularly Gerard de Nerval. Inside its walls, Charles Gounod hoped for a cure for his vertigo, the Halevy family for their chronic melancholy, and Marie d'Agoult for her bouts of hysteria. Theo van Gogh, Vincents brother, was one of the last patients, along with Guy de Maupassant, who would die there after a year and a half of unbearable suffering due to syphilis.
Using hydrotherapy and also a certain mental treatment that was perhaps a precursor to psychoanalysis, Esprit Blanche followed by his son Emile, attempted to alleviate the distress of a population haunted by the spleen and the fatality of hereditary defects.

Thanks to the discovery of some exceptionally rich archives, filled with thousands of diagnosis, long thought lost or destroyed, Laure Murat reveals for the very first time the adventure of a place without equivalent in the history of psychiatry, an essential link in the study of the relationship between mental illness and creativity.


Born in 1967, Laure Murat, journalist and writer, is the author of several essays on 19th century art and literature, including Palais de la nation and Paris des écrivains.