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Les manuscrits de Tombouctou

Les manuscrits de Tombouctou
EAN : 
9782709639545
Parution : 
10/10/2012
192 pages
25.00 €

Onglets langues

Au cœur de l’Afrique subsaharienne des XVe et XVIe siècles, Tombouctou est une cité florissante qui attire enseignants et étudiants, protégés par l’empereur du Songhaï. C’est là que se partage et se propage le savoir. L’enseignement et le livre prospèrent et tous les métiers en profitent : copistes, libraires, répétiteurs, relieurs, traducteurs, enlumineurs… On vient d’Égypte, d’Andalousie, du Maroc ou de l’empire du Ghana pour suivre des cours à l’université de Sankoré. Ainsi, en pleine gloire, la ville accueillait au XVe siècle plus de 25 000 étudiants. 
Sur des parchemins, sur des papiers d’Orient, sur des omoplates de chameau ou des peaux de mouton, tout est noté, commenté, référé : le cours du sel et des épices, les actes de justice, les ventes, les précis de pharmacopée (dont un traité sur les méfaits du tabac), des conseils sur les relations sexuelles, des précis de grammaire ou de mathématiques. 
Après l’effondrement de l’empire Songhaï au XVIIe siècle, ces manuscrits ont été oubliés, conservés dans des cantines rouillées et des caves poussiéreuses, mangés par le sel et le sable. Mais les choses changent : les héritiers des grandes familles ouvrent des bibliothèques privées, l’institut Ahmed Baba est crée, l’Unesco et les chercheurs du monde entier s’y intéressent. Le professeur Georges Bohas estime que seulement 1% des textes sont traduits et 10% catalogués. 
Dans ce livre, qui mêle l’histoire de Tombouctou, les images de ces textes précieux et les contributions de cinq des plus grands africanistes, Jean-Michel Djian s’interroge : pourquoi un tel oubli ? Que cachent ces manuscrits ? Que peuvent-ils nous apprendre ?

An exceptional investigation into one of the most beautiful yet unknown African treasures whose very existence, today, is threatened: 300,000 manuscripts dating back to the 15th and 16th centuries were unearthed in the region of Timbuktu. Prefaced by J.M.G. Le Clézio.

In the 15th and 16th centuries, Timbuktu is a thriving city in the heart of Sub-Saharan Africa that attracts teachers and students who are protected by the Emperor of Songhai. Here, knowledge is taught and shared and the book industry is flourishing: copyists, book sellers, illuminators and calligraphers, binders and translators abound. Students travel from Egypt, Andalusia, Morocco or the Gana Empire to follow courses at the University of Sankoré. At the height of its glory in the 15th century, the city boasted 25,000 students. On parchment, Oriental paper, on the scapulas of camels or on sheep skin, everything was written down, commented, referenced: salt and spice price fluctuations, justice decisions, sales, pharmaceutical descriptions, sexual advice, and textbooks on grammar and mathematics.

After the fall of the Songhaï Empire in the 16th century, these manuscripts were conserved in rusty trunks and dusty cellars, slowly worn away by salt and sand and all but forgotten. But things have changed. The heirs of prominent families have opened private libraries; the Ahmen Baba Institute is created; researchers from Unesco and all over the world have become interested in these precious words from the past. Professor Georges Bohas estimates that only 1% of the texts have been translated and only 10% catalogued.

In this book, the history of Timbuktu comes alive through the magnificent images of these valuable texts and the contributions of five of the most famous specialists of Africa. The author, Jean-Michel Djian, questions why these texts were forgotten for so long, what do they contain and what they can teach us.