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Les forêts profondes

Les forêts profondes
EAN : 
9782709658652
Parution : 
05/10/2016
200 pages
17.00 €

Onglets langues

« Fin décembre 2013, un garçonnet du bout du monde décède de symptômes qu’on associe trop vite à une dysenterie. Tout le monde ignore que, dans un coin de forêt reculé de la Guinée, le virus Ebola vient de prendre sa première victime en Afrique de l’Ouest. C’est là que mon récit démarre : dans le village de Meliandou. Douze mois plus tard, le virus Ebola a touché à la postérité : celle qui s’offre aux grandes calamités, qui, par l’émotion qu’elles suscitent, marquent l’opinion toujours et parfois une époque. Entre temps, l’épidémie Ebola a fait 10 000 morts. Pendant les douze mois de l’année 2014, le temps a été comme suspendu en Guinée, dans une sorte d’état d’urgence sanitaire, où ce sont les humanitaires (MSF, OMS) et les laboratoires de biosécurité qui ont dit ce qu’était la Loi. Pour limiter les infections, on a donc cessé de se serrer la main pour se saluer, d’acheter sur les étals marchands de la viande de brousse boucanée, et même d’aller à l’école. On a pourtant continué à vivre. Et bientôt les légendes de la forêt sacrée et les rites des ancêtres sont venus concurrencer les grands axiomes de la santé publique, dans un inévitable choc des cultures. Ce récit, écrit entre Paris et Conakry, relate ce qui s’est réellement passé en Guinée en 2014. Et qu’on n’a jamais lu ». A.A.  
 
A plunge into Hell : Guinea during the worst of the Ebola epidemic
 
At the end of December 2013, a young boy dies of symptoms that are quickly passed off as dysentery.  No one knows that deep in the forest of Guinea, the Ebola virus has just taken its first victim in Western Africa.   My story begins here, in the village of Meliandou.  Twelve months later, Ebola is known the world over.  During those twelve months of 2014, time was suspended in a kind of sanitary state of emergency in Guinea and the law was dictated by humanitarian organizations (Doctors Without Borders and the World Health Organization) .
 
To limit infection, people no longer shook hands or bought smoked meat in the local markets and children no longer went to school.  But life continued.  Soon, legends from the sacred forest and ancestral rituals began to rival official sanitary recommendations creating an unavoidable clash of cultures.

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